Françoise Tomeno

Françoise Tomeno

31 octobre 2012

Madame la Loire

Elle avait encore sur ses épaules, ce matin-là, ses chichis ses flaflas, ses fanfreluches, ses falbalas. Ses petites flammèches de brume, si caractéristiques de ses nuits d'automnes, qui flottent au dessus d'elle,  mousseline de soie.

Elle sortait tout juste de la nuit, elle avait fait la nuit.
Elle coulait avec nonchalance, tranquille, entrant tout doucement dans sa demeure du jour.

À peine quelques heures plus tard, il n'y paraîtrait plus rien. Resplendissante, pleine, elle aurait abandonné les traces de la nuit, offrant aux regards égarés par là sa douceur insolente.

Françoise Tomeno
31 octobre 2012