Françoise Tomeno
14 janvier 2013
Il fait un très beau temps, et ça circule, sur le trajet de la balade; dans quelques heures, ça ressemblera à une autoroute....
J'aperçois sur un banc, un peu plus loin, une femme, avec, à ses pieds, une sorte de gros nounours à poils longs. Je vois que les passants qui passent s'arrêtent tous et disent quelques mots. En m'approchant, je suis sous le charme, comme ceux qui sont passés avant moi. Sans même réfléchir, j'adresse quelques mots à cette femme: "C'est agréable de vous voir là comme ça".
Alors elle évoque, plus qu'elle ne raconte. L'animal s'appelle Agathe. Agathe venait là, avec son maître, qui s'asseyait sur ce banc. Aujourd'hui, elle, la femme, conduit Agathe jusque là.
Je les trouve belles, toutes les deux, ensoleillées. Elles sont en paix.
Je poursuis ma balade, de bonne humeur dans ce temps de soleil. Je décide de rentrer par un autre chemin, celui qui passe dans l'île. Enfin, ce qu'on appelle l'île. Ce n'en est pas vraiment une, mais on l'appelle comme ça. J'aime ces petites rues aux bicoques inattendues, naïves, décorées, aux petits jardins qui offrent eux aussi leur naïveté et leurs inattendus. Sur le trajet, je découvre des arbres, des saules, qui ont déjà des chatons. Le printemps s'annonce. Il est précoce; d'habitude, les premiers chatons apparaissent en février. Mais quand le printemps s'annonce, on ne chipote pas....